Avant d’entamer “la communication” qu’est un point essentiel
dans un projet de fin d’étude (nous verrons cela plus loin), j’ai préféré
écrire ces paragraphes sur un autre point qui prépare le terrain pour la
communication entre le promoteur/encadreur et ses étudiants. Malheureusement,
j’étais rappelé par un triste incident ces derniers jours.
Pour pouvoir établir une communication riche, spontanée et
sans complexes, un certain degré de respect doit être gardé entre l’encadreur
et ses étudiants, un respect influencé par la première impression formée par
les deux côtés, pas seulement durant les premières séances de travail mais
durant toute la durée du projet.
La relation entre l’encadreur et ses étudiants se situe
quelque part entre une relation personnelle et une relation professionnelle, le
“quelque part” change selon les cas, mais une chose est sûre, la relation
encadreur/étudiant va prendre de ces deux mondes.
Les relations personnelles sont plus profondes, le pardon et
la compréhension font partie du “quotidien”. La première impression durant la
première rencontre joue un rôle important; elle peut influencer d’une façon
importante le développement et le futur d’une relation personnelle, mais, une
fois établie, le pardon et la compréhension peuvent aider à surmonter les
moments difficiles.
Une relation professionnelle est gérée par les intérêts; la
durée de la relation est limitée par la présence d’un intérêt commun, au delà
de cela, la relation ne devient pas nécessaire. Une caractéristique principale
est la stabilité et la continuité durant la réalisation du projet, si l’un des
acteurs n’effectue pas son travail, le projet trouvera l'échec.
La relation entre l’encadreur et le ses étudiants est plus
profonde qu’une relation professionnelle, mais elle garde la définition du
projet comme étant un contrat qui doit être réalisé en collaboration et d’une
manière continue. De l’autre côté, elle n’est pas assez profonde pour être
considérée comme une relation personnelle, elle ne présente pas les aspects
“pardon” et “compréhension” (dans la plupart des cas).
Ce mélange étrange et cette position floue entre les deux
mondes ont fait de la relation entre l’encadreur et ses étudiants une relation
extrêmement délicate et à manipuler avec “modération” : la continuité nécessite
la présence d’une “bonne impression” durant toute la durée du projet, une fois
perdue, elle est difficile à retrouver. La mauvaise impression d’un côté vers
l’autre sera suffisante pour entraîner l'échec du projet. Comment la perdre?
Malheureusement c’est très simple : retard dans les délais, manque de respect
et l’ignorance des directives et des conseils donnés.
Si l’encadreur perd sa bonne impression envers ses
étudiants, ces derniers doivent s’attendre à être classés comme les moins
prioritaires, ils ne doivent pas attendre des bons conseils ni des rapports
corrigés profondément. Si les étudiants perdent leur confiance et leur bonne
impression envers leur encadreur, il doit s’attendre à une ignorance totale de
ses conseils et directives, une mauvaise finalisation, voir même l’abondance de
son projet à mi-chemin.
Ainsi, l’encadreur et ses étudiants doivent garder une bonne
impression à chaque rencontre, à chaque séance du travail en montrant un niveau
de respect mutuel ainsi qu’un certain degré du sérieux et d’efficacité.
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