dimanche 23 décembre 2012

La communication


La communication fait partie du travail collaboratif, il sera impossible de construire et d’accomplir un travail de groupe sans communication. Le projet de fin d’étude n’est qu’un projet, ainsi, il respecte cette règle.

La définition du projet de fin d’étude comme étant un contrat entre un encadreur et ses étudiants nous permet de pousser notre affirmation un peu plus loin : nous savons l’objectif à atteindre, les parties concernées et le rôle de chaque partie, ainsi, nous pouvons proposer des modèles et de consignes pour bien mener à terme le projet en question.

Le travail sur un projet de fin d’étude passe par trois phases principales:
  1. Le commencement : les étudiants ne sont pas encore familiarisés avec le domaine et la problématique concernée par le projet, ils font leurs premiers pas en lisant et en explorant l’état de l’art et la littérature liés. S’il s’agit d’un projet d’ingéniorat, les étudiants explorent l’organisation concernée en étudiant sa structure, son fonctionnement ainsi que son environnement.
  2. La contribution : les étudiants sont en phase de résolution de la problématique posée, ainsi que la conception et la réalisation de prototype pour pouvoir valider la proposition faite. Dans un projet d’ingéniorat, les étudiants doivent concevoir et réaliser le projet en question.
  3. Les tests et la finition de la rédaction du rapport : la dernière phase se focalise sur l’expérimentation pour tester l’outil ainsi que de sortir un résultat concernant la proposition faite. Pour le cas d’ingéniorat, il s’agit de déployer le logiciel développé. Dans les deux cas, les étudiants doivent finir la rédaction de leur rapport.

Il est évident que la supervision de l’encadreur de va pas être du même niveau durant les trois différentes étapes :

La première étape exige une forte communication : les étudiants ne doivent pas effectuer des lectures hors sujet comme ils ne doivent pas trop perdre du temps sur les généralités et les différents éléments du domaine concerné; il suffit qu’ils comprennent les notions de base pour qu’ils passent le plus rapidement à la problématique en question pour pouvoir s’approfondir et saisir ses différents aspects et dimensions; une à deux séances de travail par semaine doivent être programmées. La rédaction de la proposition nécessite encore plus de suivi allant jusqu’à la programmation de plusieurs séances de travail durant la même semaine.

La troisième étape est une étape de finition, les étudiants doivent être suivis du plus prêt; l’encadreur doit garantir que les étudiants ont mis tout les éléments nécessaires ainsi que leurs justifications dans leur rapport, ainsi qu’une bonne traduction des résultats obtenus pendant le teste de la proposition effectuée. Durant cette étapes, il faut programmer une à deux séances de travail par semaines, contrairement à une séance ordinaire, elles doivent être de longue durée : leur durée est justifiée par la nature de l’objet à étudier qu’est le rapport, et leur nombre est un équilibrage entre une surveillance du plus près et une libération des étudiants pour qu’ils puissent finir la rédaction.

Contrairement à ces deux étapes, la deuxième exige moins de surveillance; il faut laisser les étudiants se concentrer sur la conception et la réalisation de leur logiciel, ils ne doivent pas être perturbés par la préparation des rapports ou des présentations pour les séances de travail avec leur encadreur. Néanmoins, il ne faut pas couper la communication complètement, un rendez-vous chaque deux semaines sera suffisant pour surveiller le bon déroulement du processus de développement.

La nature de travail demandé des étudiants change aussi suivant les trois étapes, il est évident que la nature de travail demandé dépend des connaissances acquises ainsi que l’objectif principal de la phase en question.

La première étape nécessite la préparation des présentations : les étudiants sont en phase d’apprentissage et les présentations vont les aider à synthétiser leurs lectures. Il est déconseillé de passer directement à la rédaction vu que les éléments lus à ce stade ne vont pas paraître dans la version finale du rapport, ainsi, la présence d’une synthèse est largement suffisante. L’enseignant peut demander aussi des rapports sur l’état d’avancement : durant les séances de travail il est nécessaire de fixer l’ensemble de lectures à effectuer avant la prochaine séance, les étudiants peuvent envoyer des rapports sur l’état d’avancement et les synthèses effectuées, cela permettra d’adapter les lectures planifiées et d’avoir plus de flexibilité pendant la préparation et la planification des séances de travail.

Pendant la deuxième étape, il est conseillé de laisser les étudiants focalisés sur l’aspect technique pur de leur projet, ainsi, l’encadreur ne doit pas réclamer des travaux de rédaction, il pourra, à la place, demander des schémas de conception et des démonstrations de logiciel en cours de développement.

Durant la troisième étape, l’encadreur et ses étudiants doivent travailler exclusivement sur le rapport final; les synthèses effectuées durant la première étape et les schémas de conception effectués durant la deuxième doivent être portés vers le rapport final selon le besoin, ensuite le rapport sera finalisé au fur et à mesure. 

De nos jours, les moyens technologiques permettent une surveillance et une communication continues quelque soit les préoccupations de l’encadreur durant l’année universitaire. Vu que les étudiants sont consacrés à leur projet, il est naturel de trouver que, dans la majorité des cas, les perturbations de communication perçues durant le projet sont causées par les préoccupations académiques de l’encadreur, surtout les déplacements vers des conférences ou la participation à des workshops. Dans de tels cas, les étudiants doivent être avertis, et les séances de travail doivent être programmées en utilisant l’un des moyens disponibles. Les étudiants peuvent faire une démonstration ou une présentation à distance; cela reste une meilleure option que l’annulation des séances dues durant la durée des déplacements.

Comme dernier point, il est important que l’encadreur soit disponible pour ses étudiants à tout moment, les idées présentées ci-dessus concernent des séances de travail périodiques qui doivent être programmées en tous les cas; il est obligatoire à l’encadreur d’être présent pour répondre aux questions de ses étudiants et de les orienter en cas de problèmes rencontrés durant toute la durée du projet, il ne faut pas attendre les séances de travail.

Une bonne communication donnera plus de chance pour réussir le projet et dans des bons délais; elle donnera plus de confiances aux étudiants ainsi qu’une meilleure visibilité à l’encadreur. Avec les moyens technologiques d’aujourd’hui, il sera dommage de voir un projet prometteur échouer à cause d’une mauvaise communication.


(Pour avoir une idée sur l’objectif du blog, veuillez lire cet article)
(Pour avoir plus d’information sur l’auteur et son domaine de recherche, veuillez lire cet article).