La communication fait partie du travail collaboratif, il
sera impossible de construire et d’accomplir un travail de groupe sans
communication. Le projet de fin d’étude n’est qu’un projet, ainsi, il respecte
cette règle.
La définition du projet de fin d’étude comme étant un
contrat entre un encadreur et ses étudiants nous permet de pousser notre
affirmation un peu plus loin : nous savons l’objectif à atteindre, les parties
concernées et le rôle de chaque partie, ainsi, nous pouvons proposer des modèles
et de consignes pour bien mener à terme le projet en question.
Le travail sur un projet de fin d’étude passe par trois
phases principales:
- Le commencement : les étudiants ne sont pas encore familiarisés avec le domaine et la problématique concernée par le projet, ils font leurs premiers pas en lisant et en explorant l’état de l’art et la littérature liés. S’il s’agit d’un projet d’ingéniorat, les étudiants explorent l’organisation concernée en étudiant sa structure, son fonctionnement ainsi que son environnement.
- La contribution : les étudiants sont en phase de résolution de la problématique posée, ainsi que la conception et la réalisation de prototype pour pouvoir valider la proposition faite. Dans un projet d’ingéniorat, les étudiants doivent concevoir et réaliser le projet en question.
- Les tests et la finition de la rédaction du rapport : la dernière phase se focalise sur l’expérimentation pour tester l’outil ainsi que de sortir un résultat concernant la proposition faite. Pour le cas d’ingéniorat, il s’agit de déployer le logiciel développé. Dans les deux cas, les étudiants doivent finir la rédaction de leur rapport.
Il est évident que la supervision de l’encadreur de va pas
être du même niveau durant les trois différentes étapes :
La première étape exige une forte communication : les
étudiants ne doivent pas effectuer des lectures hors sujet comme ils ne doivent
pas trop perdre du temps sur les généralités et les différents éléments du
domaine concerné; il suffit qu’ils comprennent les notions de base pour qu’ils
passent le plus rapidement à la problématique en question pour pouvoir
s’approfondir et saisir ses différents aspects et dimensions; une à deux
séances de travail par semaine doivent être programmées. La rédaction de la
proposition nécessite encore plus de suivi allant jusqu’à la programmation de
plusieurs séances de travail durant la même semaine.
La troisième étape est une étape de finition, les étudiants
doivent être suivis du plus prêt; l’encadreur doit garantir que les étudiants
ont mis tout les éléments nécessaires ainsi que leurs justifications dans leur
rapport, ainsi qu’une bonne traduction des résultats obtenus pendant le teste
de la proposition effectuée. Durant cette étapes, il faut programmer une à deux
séances de travail par semaines, contrairement à une séance ordinaire, elles
doivent être de longue durée : leur durée est justifiée par la nature de
l’objet à étudier qu’est le rapport, et leur nombre est un équilibrage entre
une surveillance du plus près et une libération des étudiants pour qu’ils
puissent finir la rédaction.
Contrairement à ces deux étapes, la deuxième exige moins de
surveillance; il faut laisser les étudiants se concentrer sur la conception et
la réalisation de leur logiciel, ils ne doivent pas être perturbés par la
préparation des rapports ou des présentations pour les séances de travail avec
leur encadreur. Néanmoins, il ne faut pas couper la communication complètement,
un rendez-vous chaque deux semaines sera suffisant pour surveiller le bon
déroulement du processus de développement.
La nature de travail demandé des étudiants change aussi
suivant les trois étapes, il est évident que la nature de travail demandé
dépend des connaissances acquises ainsi que l’objectif principal de la phase en
question.
La première étape nécessite la préparation des présentations
: les étudiants sont en phase d’apprentissage et les présentations vont les
aider à synthétiser leurs lectures. Il est déconseillé de passer directement à
la rédaction vu que les éléments lus à ce stade ne vont pas paraître dans la
version finale du rapport, ainsi, la présence d’une synthèse est largement suffisante.
L’enseignant peut demander aussi des rapports sur l’état d’avancement : durant
les séances de travail il est nécessaire de fixer l’ensemble de lectures à
effectuer avant la prochaine séance, les étudiants peuvent envoyer des rapports
sur l’état d’avancement et les synthèses effectuées, cela permettra d’adapter
les lectures planifiées et d’avoir plus de flexibilité pendant la préparation
et la planification des séances de travail.
Pendant la deuxième étape, il est conseillé de laisser les
étudiants focalisés sur l’aspect technique pur de leur projet, ainsi,
l’encadreur ne doit pas réclamer des travaux de rédaction, il pourra, à la
place, demander des schémas de conception et des démonstrations de logiciel en
cours de développement.
Durant la troisième étape, l’encadreur et ses étudiants doivent
travailler exclusivement sur le rapport final; les synthèses effectuées durant la
première étape et les schémas de conception effectués durant la deuxième
doivent être portés vers le rapport final selon le besoin, ensuite le rapport
sera finalisé au fur et à mesure.
De nos jours, les moyens technologiques permettent une
surveillance et une communication continues quelque soit les préoccupations de
l’encadreur durant l’année universitaire. Vu que les étudiants sont consacrés à
leur projet, il est naturel de trouver que, dans la majorité des cas, les perturbations
de communication perçues durant le projet sont causées par les préoccupations
académiques de l’encadreur, surtout les déplacements vers des conférences ou la
participation à des workshops. Dans de tels cas, les étudiants doivent être
avertis, et les séances de travail doivent être programmées en utilisant l’un
des moyens disponibles. Les étudiants peuvent faire une démonstration ou une
présentation à distance; cela reste une meilleure option que l’annulation des
séances dues durant la durée des déplacements.
Comme dernier point, il est important que l’encadreur soit
disponible pour ses étudiants à tout moment, les idées présentées ci-dessus
concernent des séances de travail périodiques qui doivent être programmées en
tous les cas; il est obligatoire à l’encadreur d’être présent pour répondre aux
questions de ses étudiants et de les orienter en cas de problèmes rencontrés
durant toute la durée du projet, il ne faut pas attendre les séances de travail.
Une bonne communication donnera plus de chance pour réussir
le projet et dans des bons délais; elle donnera plus de confiances aux
étudiants ainsi qu’une meilleure visibilité à l’encadreur. Avec les moyens
technologiques d’aujourd’hui, il sera dommage de voir un projet prometteur
échouer à cause d’une mauvaise communication.
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