En éditant les articles de cette série, je me suis toujours concentré sur les problèmes qui peuvent survenir et nuire au choix, à la gestion et à la réalisation d'un projet de fin d'étude. J'ai supposé que les deux parties de ce contrat, à savoir l'enseignant et les étudiants, ont la volonté de travailler et peuvent accomplir les tâches citées dans les différents articles (communication, lectures, analyse, etc.). Pour cet article, je vais parler de l'autre possibilité, et plus précisément côté étudiants (c'est très difficile de traiter l'incompétence de l'enseignant).
L'encadrement: encadrer des étudiants en fin de cycle
Ce blog est dédié à l'activité d'encadrement des étudiants en fin de cycle. Il vise la présentation des éléments nécessaires pour réussir un projet de fin d'étude. Le blog est présenté par Tarek Boutefara, pour plus d'information, veuillez lire l'article suivant: http://dz-encadrement.blogspot.com/2012/08/bienvenue-sur-dz-encadrement.html
lundi 18 avril 2016
L'incompétence : un obstacle à vaincre
Libellés :
enseignant,
évaluation,
incompétence,
PFE,
projet de fin d'étude,
projet de Licence,
projet fin d'étude
Pays/territoire :
Jijel, Algeria
samedi 16 avril 2016
Valoriser un projet de fin d'étude : des points à ne pas oublier
Il est, des fois, nécessaire, de voir la ligne de la fin pour mieux se motiver. En effet, plusieurs mois de travail sur le même projet peuvent donner cette impression de noyade entre les détails, la finition de la rédaction de l'état de l'art, le début du développement et ainsi de suite; il devient nécessaire de prendre un pas de recule et de voir l'intégralité du projet, premièrement, pour voir est ce que le projet avance dans la bonne direction (cela est une autre topique) et deuxièmement, et le plus important, pour voir la ligne de la fin qui devient de plus en plus joignable.
Libellés :
encadrer,
évaluation,
jury,
PFE,
projet de Master,
projet fin d'étude,
valoriser
Pays/territoire :
Jijel, Algeria
mardi 8 mars 2016
La spécialisation des projets (sujets), une difficulté à vaincre
Vous êtes en 5ème année (ou en Master II pour le cursus LMD) et vous venez de choisir votre projet (sujet), vous êtes excités et prêts à lancer votre éditeur. Après 4 ans d'études et 9 semestres et 67 modules, 24 unités d'apprentissage et 8 sessions d'examens, il est temps de construire votre application, votre projet, n'est ce pas ? Malheureusement, Non, pas encore.
Il est évident qu'un projet (sujet) nécessite réellement les connaissances acquises durant tout le cursus. Premièrement, une utilisation efficace des outils dépend à de la maîtrise des notions sur les Systèmes d'exploitation ainsi que les techniques de compilation, le langage de programmation utilisé (syntaxe + API) et le passage vers un code machine "déployable". Deuxièmement, le développement d'une application, sans préciser son domaine, nécessite une compréhension profonde de l'algorithme, le codage d'information, les paradigmes de programmation et l'architecture des ordinateurs; c'est le minimum pour arriver à écrire un code fonctionnel. Troisièmement, l'utilisation de la moindre quantité des données persistantes nécessite l'utilisation des fichiers, des bases des données ou même les fichiers XML et JSON. Enfin, il est indispensable de comprendre les méthodologie de conception (objet ou autres), le génie logiciel et les bases de l'IHM et les techniques associées à leur réalisation (HTML, JS - jQuery, WPF, Swing, JavaFX, etc.) pour pouvoir concevoir une "bonne" application. Toutes ces connaissances (liste non exhaustive, c'est ce qui me vient à l'esprit maintenant) doivent être gardées en esprit à tout moment pendant toutes les étapes de recherche, analyse, conception, réalisation, rédaction et présentation du projet (sujet).
Mais, est ce réellement suffisant ? Encore là, la réponse est négative. Tous ces éléments font partie de la "base" de l'informatique et ne sont pas suffisants pour travailler "efficacement" sur un projet (sujet) spécialisé. En effet, s'il s'agit d'un projet d'ingénieur (projet de réalisation) ou bien d'un sujet de recherche (exploration, expérimentation, comparaison, vérification d'une hypothèse), l'aspect "spécialisation" est très présent.
Un projet se focalise sur la réalisation d'un système fonctionnel et professionnel (sécurité, sauvegardes, disponibilité, facilité d'utilisation, documentation, etc.). Atteindre ce niveau nécessite une compréhension profonde du domaine étudié ou du champs d'application, et malgré qu'il n'est pas obligatoire de devenir un expert du domaine étudié, il est, comme même, préférable de connaître un certain niveau de détails pour mieux comprendre les enjeux, les risques et les bonnes pratiques des employés pour une meilleure conception des différentes parties (composants, répartition, IHM) de l'application. Nous n'oublions pas que le monde professionnel est géré par des lois complètement différents du monde académique : fixer un rendez-vous avec un chercheur ou bien avec l'encadreur est une tâche beaucoup plus facile que réunir le directeur général, le directeur du service informatique, le responsable du projet et le représentant des employés, tous, au même temps et autour de la même table; ce travail "du champs" est très bénéfique comme expérience professionnelle comme il représente une excellente opportunité pour approfondir les connaissances sur la théorie des organisations et sur les techniques de collecte des informations. Pour cela, une étude théorique préalable (introductions, aide-mémoire, résumés) ainsi qu'une étude sur le cas réel (étude de l'existant) sont des étapes essentielles pour la réussite du projet.
Les sujets de recherche se caractérisent par un aspect théorique plus riche; il est, dans la plupart des cas, demandé de devenir "pseudo" spécialiste du domaine. En effet, la compréhension du domaine en question doit inclure la compréhension des causes, des motivations, des points positifs, des points négatifs, des fondements théoriques, des applications précédentes, des difficultés rencontrées par les applications précédentes et plusieurs autres facteurs qui peuvent influencer l'élaboration d'une nouvelle hypothèse ou bien la vérification d'une hypothèse déjà faite. C'est de là que l'état de l'art tire son importance.
L'état de l'art doit regrouper et résumer toutes les informations théoriques nécessaires pour la compréhension de, à la fois, la problématique traitée et la solution proposée. A titre d'exemple, prenons le sujet suivant : “Proposition d’un processus semi-automatique de sélection des objets pédagogiques” (oui, oui, c'est mon sujet de magister, sur lequel j’ai travaillé avec M. F. Azouaou - pour le connaître c’est par ici ou ici, M. S. Batata - pour le contacter c’est par ici et le Professeur A. Balla - site perso). Dans ce sujet, nous avons tenté de résoudre un problème très courant et qui est rencontré par les enseignants durant la création d'un cours en ligne à partir d'un ensemble de ressources déjà disponibles dans un entrepôt des ressources pédagogiques (Non, c'est pas la même chose que les entrepôts des données / Oui, c'est les entrepôts des documents tels que les systèmes de stockages utilisés par la GED mais ils sont basés sur les descriptions détaillés normalisées). Dans un domaine complètement différent, nous avons des notions très similaires : le développement à base de composant étudie la possibilité de construire une application à partir d'un ensemble de composants déjà disponibles et il (le domaine) définit plusieurs approches à suivre avec différents modèles de description qui utilisent à leur tour des méta-données pour la description. L'idée était d'adapter une approche (ou un processus) proposée à la base pour le développement par composants pour être appliquée sur la création des cours en ligne. Trop d'information mais c'est un excellent exemple où le (jeune) chercheur se trouve obligé à étudier et comprendre deux domaines complètement différents. Dans ce cas, l'état de l'art visait trois objectifs principaux :
1. Présenter suffisamment le e-Learning pour faire comprendre la problématique liée à la création des cours en ligne,
2. Présenter suffisamment le développement par composants pour faire comprendre la source d'inspiration pour la solution proposée,
3. Présenter suffisamment d'analyses, d'exemples et d'équivalences pour justifier et construire un fondement théorique acceptable pour la solution proposée.
Nous voyons, ainsi, qu'une la partie état de l'art et sa construction nécessite un certain niveau de compréhension et un certain niveau de spécialisation qui ne sont pas offerts par les modules de base présentés pendant le cursus.
Le problème qui se pose de nos jour (et qui m'a poussé à rédiger cet article) est le changement de la vision des étudiants envers la partie de l'état de l'art. Malheureusement, l'état de l'art est, actuellement, vu comme une partie préparée pour le jury et le lecteur qui doit être rédigée et finie rapidement pour "passer aux choses sérieuses". Je dit "malheureux" parce que l'objectif est la compréhension, non pas la lecture : il ne suffit pas de rechercher des documents à lire pour "remplir" la partie état de l'art, il faut comprendre ces documents et "construire" la partie état de l'art. Il est nécessaire que les étudiants comprennent chaque paragraphe et chaque mot présentés dans la partie état de l'art. A mon avis, c'est la responsabilité de l'encadreur de faire comprendre cela aux étudiants dès le premier jour du projet (ou sujet), autrement, les étudiants se lanceront dans un travail de "bricolage" (je m'excuse pour le terme) pour vite terminer une partie "qui ne va être lue". Les conséquences seront, probablement :
1. Une incapacité d'expliquer d'une manière profonde et riche les notions présentées; il sera très difficile aux étudiants de justifier et de valoriser le projet, parce que pour eux, "une annotation est une <div> flottante qui contient une chaîne de caractère".
2. Une incapacité de comprendre les choix techniques, les différentes décisions et les remarques données durant la réalisation du projet, ainsi, "si l'encadreur a dit que la cardinalité (1,1) est fausse alors on la remplace par (0,n)" sans comprendre ni connaître la réponse à la question la plus importante (à mon avis que je partage avec the merovingian) : "Why ?"
3. L'incapacité de répondre aux questions de compréhension qui font, sans doute, partie des questions qui seront posées le jour de la soutenance.
D'un autre côté, il est difficile de demander à des étudiants d'assimiler un domaine en moins d'un moins (vu que le sujet de Master II est programmé pour 4 mois seulement). Existe t-il une solution pour à la fois permettre aux étudiants de comprendre l'importance de l'aspect théorique et de l'assimiler tout en le faisant dans les bons délais ?
La réponse est une formation rapide. Le cours magistral est le mode d'acquisition des connaissances habituel pour les étudiants, surtout après 5 ans à l'université. Je ne pense pas que les exposés et les travaux de recherche déjà réalisés sont une motivation suffisante pour laisser les étudiants tenter d'apprendre un nouveau domaine avec ses problématiques de recherche d'actualité. Ces travaux se basaient toujours sur un ensemble de connaissances données pendant le cours et durant des travaux dirigés, ainsi, les étudiants partaient toujours à partir d'une plate-forme théorique (minimale peut être mais jamais nulle). Ainsi, les étudiants n'ont même pas cette pratique d'apprendre une domaine à 100% (ou presque) en se basant exclusivement sur les lectures et il est difficile de développer une nouvelle compétence en quelques jours seulement.
Malgré mon expérience très brève, j'ai eu la chance de voir de près le résultat de travail d'une équipe de recherche à l'université de Jijel (département informatique bien évidemment) et qui optaient pour le choix de commencer dès la première semaine par une formation accélérée pour introduire les étudiants à leur domaine de recherche. Une méthode qui a permis à des étudiants d'un niveau moyen (selon leurs notes, ce n'est pas un facteur suffisant pour lancer un jugement sur le niveau des étudiants, mais il reste le seul facteur vu que je les ai jamais enseigné ou encadré) atteindre un niveau de compréhension très respectable et de pouvoir achevé le travail demandé dans les bons délais avec une excellente finition.
Faire une formation n'est pas une chose facile; elle nécessite un effort énorme pour la préparation et pour la présentation, néanmoins, les bénéfices attendues sont très encourageantes. Sur ce, j'encourage tout encadreur de procéder à faire une formation accélérée à ces étudiants, comme j'encourage les étudiants trouvant des difficultés dans la compréhension des notions théoriques de demander à leur encadreur de leur faire une présentation sous forme de cours magistral non pas sous forme de discussions rapides à table; ces dernières sont mieux adaptées pour le raffinement, pas pour la compréhension des notions de base.
P. S : les remarques faites (je ne vais pas dire jugements) sont subjectives et dépendent un échantillon défini des étudiants que j'ai eu l'occasion d'enseigner et/ou encadrer. Elle ne peuvent pas être généralisées sur tous les étudiants de l'université, mais, le risque de faire les mêmes erreurs est, sans doute, présent.
(Pour avoir une idée sur l’objectif du blog, veuillez lire cet article)
(Pour avoir plus d’information sur l’auteur et son domaine de recherche, veuillez lire cet article).
Libellés :
etat de l'art,
formation,
formation rapide,
sujet
Pays/territoire :
Jijel, Algeria
dimanche 23 décembre 2012
La communication
La communication fait partie du travail collaboratif, il
sera impossible de construire et d’accomplir un travail de groupe sans
communication. Le projet de fin d’étude n’est qu’un projet, ainsi, il respecte
cette règle.
La définition du projet de fin d’étude comme étant un
contrat entre un encadreur et ses étudiants nous permet de pousser notre
affirmation un peu plus loin : nous savons l’objectif à atteindre, les parties
concernées et le rôle de chaque partie, ainsi, nous pouvons proposer des modèles
et de consignes pour bien mener à terme le projet en question.
Le travail sur un projet de fin d’étude passe par trois
phases principales:
- Le commencement : les étudiants ne sont pas encore familiarisés avec le domaine et la problématique concernée par le projet, ils font leurs premiers pas en lisant et en explorant l’état de l’art et la littérature liés. S’il s’agit d’un projet d’ingéniorat, les étudiants explorent l’organisation concernée en étudiant sa structure, son fonctionnement ainsi que son environnement.
- La contribution : les étudiants sont en phase de résolution de la problématique posée, ainsi que la conception et la réalisation de prototype pour pouvoir valider la proposition faite. Dans un projet d’ingéniorat, les étudiants doivent concevoir et réaliser le projet en question.
- Les tests et la finition de la rédaction du rapport : la dernière phase se focalise sur l’expérimentation pour tester l’outil ainsi que de sortir un résultat concernant la proposition faite. Pour le cas d’ingéniorat, il s’agit de déployer le logiciel développé. Dans les deux cas, les étudiants doivent finir la rédaction de leur rapport.
Il est évident que la supervision de l’encadreur de va pas
être du même niveau durant les trois différentes étapes :
La première étape exige une forte communication : les
étudiants ne doivent pas effectuer des lectures hors sujet comme ils ne doivent
pas trop perdre du temps sur les généralités et les différents éléments du
domaine concerné; il suffit qu’ils comprennent les notions de base pour qu’ils
passent le plus rapidement à la problématique en question pour pouvoir
s’approfondir et saisir ses différents aspects et dimensions; une à deux
séances de travail par semaine doivent être programmées. La rédaction de la
proposition nécessite encore plus de suivi allant jusqu’à la programmation de
plusieurs séances de travail durant la même semaine.
La troisième étape est une étape de finition, les étudiants
doivent être suivis du plus prêt; l’encadreur doit garantir que les étudiants
ont mis tout les éléments nécessaires ainsi que leurs justifications dans leur
rapport, ainsi qu’une bonne traduction des résultats obtenus pendant le teste
de la proposition effectuée. Durant cette étapes, il faut programmer une à deux
séances de travail par semaines, contrairement à une séance ordinaire, elles
doivent être de longue durée : leur durée est justifiée par la nature de
l’objet à étudier qu’est le rapport, et leur nombre est un équilibrage entre
une surveillance du plus près et une libération des étudiants pour qu’ils
puissent finir la rédaction.
Contrairement à ces deux étapes, la deuxième exige moins de
surveillance; il faut laisser les étudiants se concentrer sur la conception et
la réalisation de leur logiciel, ils ne doivent pas être perturbés par la
préparation des rapports ou des présentations pour les séances de travail avec
leur encadreur. Néanmoins, il ne faut pas couper la communication complètement,
un rendez-vous chaque deux semaines sera suffisant pour surveiller le bon
déroulement du processus de développement.
La nature de travail demandé des étudiants change aussi
suivant les trois étapes, il est évident que la nature de travail demandé
dépend des connaissances acquises ainsi que l’objectif principal de la phase en
question.
La première étape nécessite la préparation des présentations
: les étudiants sont en phase d’apprentissage et les présentations vont les
aider à synthétiser leurs lectures. Il est déconseillé de passer directement à
la rédaction vu que les éléments lus à ce stade ne vont pas paraître dans la
version finale du rapport, ainsi, la présence d’une synthèse est largement suffisante.
L’enseignant peut demander aussi des rapports sur l’état d’avancement : durant
les séances de travail il est nécessaire de fixer l’ensemble de lectures à
effectuer avant la prochaine séance, les étudiants peuvent envoyer des rapports
sur l’état d’avancement et les synthèses effectuées, cela permettra d’adapter
les lectures planifiées et d’avoir plus de flexibilité pendant la préparation
et la planification des séances de travail.
Pendant la deuxième étape, il est conseillé de laisser les
étudiants focalisés sur l’aspect technique pur de leur projet, ainsi,
l’encadreur ne doit pas réclamer des travaux de rédaction, il pourra, à la
place, demander des schémas de conception et des démonstrations de logiciel en
cours de développement.
Durant la troisième étape, l’encadreur et ses étudiants doivent
travailler exclusivement sur le rapport final; les synthèses effectuées durant la
première étape et les schémas de conception effectués durant la deuxième
doivent être portés vers le rapport final selon le besoin, ensuite le rapport
sera finalisé au fur et à mesure.
De nos jours, les moyens technologiques permettent une
surveillance et une communication continues quelque soit les préoccupations de
l’encadreur durant l’année universitaire. Vu que les étudiants sont consacrés à
leur projet, il est naturel de trouver que, dans la majorité des cas, les perturbations
de communication perçues durant le projet sont causées par les préoccupations
académiques de l’encadreur, surtout les déplacements vers des conférences ou la
participation à des workshops. Dans de tels cas, les étudiants doivent être
avertis, et les séances de travail doivent être programmées en utilisant l’un
des moyens disponibles. Les étudiants peuvent faire une démonstration ou une
présentation à distance; cela reste une meilleure option que l’annulation des
séances dues durant la durée des déplacements.
Comme dernier point, il est important que l’encadreur soit
disponible pour ses étudiants à tout moment, les idées présentées ci-dessus
concernent des séances de travail périodiques qui doivent être programmées en
tous les cas; il est obligatoire à l’encadreur d’être présent pour répondre aux
questions de ses étudiants et de les orienter en cas de problèmes rencontrés
durant toute la durée du projet, il ne faut pas attendre les séances de travail.
Une bonne communication donnera plus de chance pour réussir
le projet et dans des bons délais; elle donnera plus de confiances aux
étudiants ainsi qu’une meilleure visibilité à l’encadreur. Avec les moyens
technologiques d’aujourd’hui, il sera dommage de voir un projet prometteur
échouer à cause d’une mauvaise communication.
(Pour avoir une idée sur l’objectif du blog, veuillez lire cet article)
(Pour avoir plus d’information sur l’auteur et son domaine de recherche, veuillez lire cet article).
Libellés :
communication,
encadrement,
encadrer,
enseignant,
étudiant,
PFE,
projet de fin d'étude,
projet de Licence,
projet de Master
Pays/territoire :
Jijel, Algeria
Garder une bonne impression
Avant d’entamer “la communication” qu’est un point essentiel
dans un projet de fin d’étude (nous verrons cela plus loin), j’ai préféré
écrire ces paragraphes sur un autre point qui prépare le terrain pour la
communication entre le promoteur/encadreur et ses étudiants. Malheureusement,
j’étais rappelé par un triste incident ces derniers jours.
Pour pouvoir établir une communication riche, spontanée et
sans complexes, un certain degré de respect doit être gardé entre l’encadreur
et ses étudiants, un respect influencé par la première impression formée par
les deux côtés, pas seulement durant les premières séances de travail mais
durant toute la durée du projet.
La relation entre l’encadreur et ses étudiants se situe
quelque part entre une relation personnelle et une relation professionnelle, le
“quelque part” change selon les cas, mais une chose est sûre, la relation
encadreur/étudiant va prendre de ces deux mondes.
Les relations personnelles sont plus profondes, le pardon et
la compréhension font partie du “quotidien”. La première impression durant la
première rencontre joue un rôle important; elle peut influencer d’une façon
importante le développement et le futur d’une relation personnelle, mais, une
fois établie, le pardon et la compréhension peuvent aider à surmonter les
moments difficiles.
Une relation professionnelle est gérée par les intérêts; la
durée de la relation est limitée par la présence d’un intérêt commun, au delà
de cela, la relation ne devient pas nécessaire. Une caractéristique principale
est la stabilité et la continuité durant la réalisation du projet, si l’un des
acteurs n’effectue pas son travail, le projet trouvera l'échec.
La relation entre l’encadreur et le ses étudiants est plus
profonde qu’une relation professionnelle, mais elle garde la définition du
projet comme étant un contrat qui doit être réalisé en collaboration et d’une
manière continue. De l’autre côté, elle n’est pas assez profonde pour être
considérée comme une relation personnelle, elle ne présente pas les aspects
“pardon” et “compréhension” (dans la plupart des cas).
Ce mélange étrange et cette position floue entre les deux
mondes ont fait de la relation entre l’encadreur et ses étudiants une relation
extrêmement délicate et à manipuler avec “modération” : la continuité nécessite
la présence d’une “bonne impression” durant toute la durée du projet, une fois
perdue, elle est difficile à retrouver. La mauvaise impression d’un côté vers
l’autre sera suffisante pour entraîner l'échec du projet. Comment la perdre?
Malheureusement c’est très simple : retard dans les délais, manque de respect
et l’ignorance des directives et des conseils donnés.
Si l’encadreur perd sa bonne impression envers ses
étudiants, ces derniers doivent s’attendre à être classés comme les moins
prioritaires, ils ne doivent pas attendre des bons conseils ni des rapports
corrigés profondément. Si les étudiants perdent leur confiance et leur bonne
impression envers leur encadreur, il doit s’attendre à une ignorance totale de
ses conseils et directives, une mauvaise finalisation, voir même l’abondance de
son projet à mi-chemin.
Ainsi, l’encadreur et ses étudiants doivent garder une bonne
impression à chaque rencontre, à chaque séance du travail en montrant un niveau
de respect mutuel ainsi qu’un certain degré du sérieux et d’efficacité.
(Pour avoir une idée sur l’objectif du blog, veuillez lire cet article)
(Pour avoir plus d’information sur l’auteur et son domaine de recherche, veuillez lire cet article).
Libellés :
communication,
encadrement,
encadrer,
enseignant,
étudiant,
PFE,
projet de fin d'étude,
projet de Licence,
projet de Master,
relation
Pays/territoire :
Jijel, Algeria
Définir et choisir un sujet
La définition du sujet par le promoteur, sa publication et sa sélection par des étudiants sont des étapes qui précèdent le travail “réel” sur le projet de fin d’étude, néanmoins, leur importance est évidente. Il faut comprendre et prendre ces étapes au sérieux.
L’objectif de l’article n’est pas de détailler comment définir un projet à la lettre; c’est le travail des promoteurs, néanmoins, les étudiants doivent comprendre les grandes lignes pour pouvoir déchiffrer l’objectif fixé par le promoteur “à long terme”. Cela permettra aux étudiants d’évaluer la charge de travail et les travaux complémentaires à réaliser durant le projet de fin d’étude.
Définir un projet/sujet
Pour un projet de fin d’étude, nous pouvons distinguer deux grandes familles :
- Les projets,
- Les sujets.
Oui, il y a une grande différence entre les deux.
Les projets sont destinés généralement aux ingénieurs et aux candidats pour le master professionnel. Un projet vise à atteindre un objectif technique ou bien très proche de la dimension technique et architecturale. Il peut être proposé dans plusieurs situations.
Dans la majorité des cas, un projet de telle nature est proposé pour répondre à un besoin professionnel concret. Le promoteur principal sera probablement un chef d’équipe dans une entreprise informatique ou bien le responsable du service informatique dans une entreprise d’autres secteurs. L’avantage principal est l’expérience professionnelle, un tel projet facilitera l’intégration des étudiants dans la vie active après leur graduation, et des fois la boite propose aux étudiants de continuer dans les mêmes postes. L’inconvénient majeur est la nature d’encadrement : un chef d’équipe donnera, probablement, plus d’importance à l’application réalisée et à sa documentation technique; le rapport “académique” sera ignoré. Cet inconvénient se présente comme crucial à cause de la nature “académique stricte” héritée de l’académie francophone qui donne la priorité à la base théorique du projet.
Un projet peut être proposé, aussi, par un chercheur dans le cadre d’une thèse en cours de préparation. L’objectif d’un tel projet sera d’implémenter une solution qui répond à ses propositions théoriques. Son poids dans le monde professionnel sera (presque) nul vu que le système réalisé concerne des notions très récentes et encore loin de sortir des laboratoires de recherche pour intégrer le monde professionnel. Néanmoins, deux points principaux encouragent de le choisir :
- Le défi technique est réel,
- Les nouvelles idées vont servir dans le monde professionnel, et elles peuvent donner naissance à des start-up intéressantes.
Dans l’autre bout, nous trouvons les sujets, qui visent une problématique théorique; ce type de sujet de fin d’étude est destiné pour les candidats au master recherche. Le promoteur pose une problématique théorique à résoudre, ainsi, les étudiants devront apporter une contribution en proposant une hypothèse et en vérifiant sa validité.
Les sujets de recherche ne nécessitent pas des compétences techniques exceptionnelles, mais, un esprit scientifique et académique et une patiente pour les travaux de recherche, de lecture et de synthèse. De tels sujets représentent la meilleure introduction au monde de la recherche scientifique et académique.
Choisir un projet/sujet
La prise d’une décision en matière de choix d’un projet/sujet pour le projet de fin d’étude est l’une des plus difficiles mais pas à ce point “vitale”, surtout dans notre cher pays.
Un critère à écarter est les compétences techniques; il ne faut jamais écarter un sujet parce qu’on ne maîtrise pas ses contraintes techniques, ni choisir un projet parce que sa dimension technique nous convient. Vous avez suffisamment du temps apprendre et se familiariser avec les technologies requises.
Les deux critères principaux :
- Votre plan d’avenir,
- Votre domaine préféré.
Si vous voulez construire une carrière académique, il faut éviter un projet à aspect professionnel pur, l’effort fourni pour l’intégration dans le milieu de l’entreprise ne sera plus utile lorsque vous commenciez une carrière scientifique. Cet effort doit être dirigé vers un sujet théorique intéressant qui vous donnera une chance pour faire une publication ou au moins une communication, c’est dans ces rassemblements scientifiques que vous construisez une carrière scientifique.
Si vous voulez une carrière professionnelle, c’est sur les projets techniques qu’il faut se concentrer, vous serez (pratiquement) prêts pour le monde professionnel. Les projets de nature théorique peuvent aussi être utiles dans ce cas, leur dimension technique est généralement riche.
Le domaine préféré prend deux dimensions :
- Le secteur d’activité,
- L’environnement de travail.
Le secteur d’activité est vu sous deux ongles différents et cela selon la nature de la carrière professionnelle ou académique. Dans notre pays, travailler dans les entreprises pétrolières se situe sur la tête des préférences. Dans le cas académique, la liste des choix est plus riche et plus diversifiée, vous pouvez travailler dans pratiquement tous les domaines actifs. Il faut exclure les sujets qui nécessitent des équipements particuliers, vous n'aurez rien comme aide et support, c’est la triste réalité.
L’environnement de travail varie énormément entre les deux mondes académique et professionnel : l’environnement académique est plus stable et la concurrence est plus “douce” (si on dire), par contre toutes les manières sont autorisées dans le milieu professionnel, nous vivons dans un pays de 3ème monde et il faut admettre que la corruption fait partie de notre quotidien. Ainsi, si vous ne pouvez pas supporter un environnement hostile et instable, je vous conseille de vous orienter vers une carrière académique.
Des travaux complémentaires?
Il est très probable que votre promoteur vous demande des travaux complémentaires, tels que l’enrichissement de l’outil développé en ajoutant des fonctionnalités qui n’étaient pas présentes dans la définition du projet. Un autre cas très fréquent, c’est la rédaction d’un article.
Ces travaux sont très importants et il faut les compléter; jouer au “dur” et aux “héros” en disant “j’ai mon travail et je n’ajouterai pas une ligne”, ne servira à rien sauf à dégrader votre note et votre mention parce que votre promoteur considérera que le travail est incomplet. C’est aussi simple que ça.
Un dernier mot
Le choix n’est pas vraiment vital; le projet ne durera que 06 mois, mais un bon choix rendra la tâche beaucoup plus facile en permettant aux étudiants une auto-motiviation puissante du moment où ils sont convaincus et satisfaits de leur choix.
Les différentes universités proposent chaque année des dizaines de sujets théoriques et des projets professionnels, vous pouvez toujours trouver le projet/sujet qui vous convient et qui répond exactement à vos besoins.
(Pour avoir une idée sur l’objectif du blog, veuillez lire cet article)
(Pour avoir plus d’information sur l’auteur et son domaine de recherche, veuillez lire cet article).
Libellés :
choisir,
encadrement,
encadrer,
étudiant,
PFE,
projet de fin d'étude,
projet de Licence,
projet de Master,
sujet
Pays/territoire :
Jijel, Algeria
mercredi 12 septembre 2012
« Encadrer », c’est un contrat
La réalisation un projet de fin d’étude dans les écoles d’ingénieurs ou réaliser un projet de Licence ou de Master à l’université pour avoir son diplôme sont des expériences qui marqueront toujours la vie de l’étudiant. Chaque étudiant présentera son travail dans une soutenance, mais il va aussi assister aux soutenances de ses amis, ses collègues et même des inconnus, par conséquent, une soutenance devient un évènement habituel qui peut faire partie de « la routine » à la fin de l’année universitaire. Une situation qui donne impression qu’une soutenance et même le projet qui l’a produite sont des choses assez maîtrisés. Malheureusement, ce n’est pas vraiment le cas.
Notre chère encyclopédie présente dans la définition d’un projet de fin d’étude :
Le projet de fin d'études a pour but de développer l'autonomie et la responsabilité des étudiants, à créer une dynamique de groupe et l'esprit d'un travail collectif et bien sûr à mettre en pratique les enseignements reçus et permettre ainsi aux étudiants d'affirmer leurs savoir-faire et à considérer leurs compétences.
Cela donne l’impression que les étudiants ont un grand travail à réaliser, néanmoins, l’autre partie de l’équation est complètement ignorée.
En effet, l’encadrement est un contrat entre deux parties, et par définition :
Un contrat se définit comme une convention formelle ou informelle, passée entre deux parties ou davantage, ayant pour objet l'établissement d'obligations à la charge ou au bénéfice de chacune de ses parties.
Dans le cas d’un projet de fin d’étude, les deux parties sont les étudiants d’un côté et le(s) enseignant(s) de l’autre, tant dit que les obligations sont les objectifs à réaliser dans le projet.
Les étudiants sont concernés par la réussite de leur projet, leur graduation en est dépendante. Ainsi, on les voit accomplir leur part du contrat qui est la part constructive (si on peut dire) en collectant les informations et les données nécessaires, proposer des solutions adéquates et réaliser des systèmes fonctionnels. On verra plus tard ces tâches du plus prêt.
Les enseignants se chargent principalement de définir les objectifs, diriger les étudiants dans leurs travaux de recherche, vérifier les différents aspects du projet et valider le résultat final. Ces tâches nous donnent l’impression que l’encadreur prend le rôle d’un examinateur et c’est la vision de plusieurs de nos chères enseignants, mais cette vision est (partiellement) fausse. L’encadreur est concerné lui aussi par le résultat du projet et il est responsable, tout comme les étudiants, de sa réussite. L’enseignant est la deuxième partie du contrat et il doit garantir ses tâches, non pas parce qu’il est examinateur, mais parce qu’il est au même rang que les étudiants dans le cadre du projet de fin d’étude.
La réussite du projet de fin d’étude ou des projets de Master et de Licence dépend de l’investissement des deux parties dans le projet. Toute ignorance, manque de sérieux ou incomplétude présentés par l’un ou l’autre des deux parties va influencer négativement le déroulement du projet, et par conséquent, influencer son résultat final.
(Pour avoir une idée sur l’objectif du blog, veuillez lire cet article)
(Pour avoir plus d’information sur l’auteur et son domaine de recherche, veuillez lire cet article).
Libellés :
contrat,
encadrement,
encadrer,
enseignant,
étudiant,
projet de Licence,
projet de Master,
projet fin d'étude
Pays/territoire :
Jijel, Algérie
Inscription à :
Commentaires (Atom)